Transafricaine : Déjà 7 étapes et des souvenirs
Cela fait une semaine que les concurrents ont quitté le parvis de la défense pour rejoindre de nouveaux horizons africains

Dès la première étape, les concurrents se sentent déjà transportés dans le temps. Placés sur le terrain militaire d'Olivet, les 120 équipages vivent un moment d'une grande émotion. Pour cause, c'est sur ce lieu mythique que Thierry Sabine, fondateur du Paris-Dakar avait actionné ses 4 premiers Chronos. C'est ainsi, sur les pas du grand maître, que 29 ans plus tard, Patrick Zaniroli lui rend hommage en réinitialisant le principe de régularité.
Car rappelons-le, la base du rallye est de tenir selon les capacités du pilote et du véhicule, une vitesse moyenne. Au choix, l'équipage peut choisir sa moyenne de vitesse entre la haute (de 70 km/h à 30 km/h), la moyenne (60-30 km/h) ou la basse (50-30km/h). Et contrairement à ce que l'on peut penser ce n'est pas si simple. Témoignage de l'équipage 309, sponsorisé par Axecibles, en route vers Saint Pantaléon : «
Mélanie et moi sommes parties sur les chapeaux de roues car nous avions compris que la moyenne était plutôt difficile à tenir. Mais malheureusement nous avons été ralentis par quelques concurrents plus lents et puis... nous n'avons pas de klaxon ! Nous sommes tout de même parvenues à dépasser quatre voitures sur le parcours.»
C'est à partir de la cinquième étape que les difficultés commencent à se faire sentir... Désormais tout s'enchaîne rapidement et surtout les kilomètres : 815 Km pour rejoindre Barcelone puis Almeria où nos concurrents embarquent de nuit pour rejoindre les côtes Marocaines de Nador... Au petit matin, les 120 équipages découvrent avec émerveillement, la magie du spectacle , mais rencontrent aussi les premiers obstacles liés au sable.
Dès lors, péripéties, mésaventures et éclats de rire, animent chaudement les journées de nos concurrents. De même, une nouvelle fonction a été attribuée à notre ami Patrick Zaniroli : il se charge de rapatrier les brebis égarées. Une chose est sûre, le proto Range Rover n°204 de l'équipage Crespin/Gasse, malencontreusement trouvé sur la crête d'une dune cathédrale, devait être bien content de revoir son berger ! Toutefois, on peut se demander si ce n'est pas un moyen détourné de la part des concurrents pour profiter un instant de plus du sublime paysage...
Mr Rouchouse (n°1) est en tête en catégorie Quad ; il pilote un 800 renegade et domine ses concurrents avec 1123 points : «
Pour lire le chrono, je devais me coller le casque sur le guidon ! ... Pas très pratique mais si c'est la clé de la réussite, alors pourquoi pas ?»
Dans la catégorie Historic Classic, l'équipage Ducroux / Lequentrec (262) sur son Toyota HDJ de 1991 est premier de ses concurrents. Nous n'avons pas que des championnes de ski, mais aussi depuis le départ de la Transaf' des championnes en catégorie Véhicules Récents. Un sans faute de la part de l'équipage 309, Carole Montillet / Mélanie Suchet.
Enfin, l'équipage 402 sur Mercedes Benz domine ses adversaires en catégorie Camion avec ses 2344 points.