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Rallye Alsace Vosges dans la ville d'Epinal

194 équipages sonneront les premières revanches et l'entrée en piste des concurrents de la nouvelle Suzuki Rallye Cup FFSA

Publié le 18 mai 07 à 9:03
La victoire scratch (étonnante) de David Salanon à Lyon n'a laissé ni Patrick Henry, ni Jean-Marie Cuoq sur les autres Peugeot 307 WRC, véritablement insensibles... Celle de Patrick Rouillard (moins inattendue) en Trophée Michelin a attisé les velléités d'Eric Mauffrey, prêt à en découdre dans son fief. Celle de François Delecour (surprenante) en GT de Série a ravivé la hargne de Gilles Nantet, cloué au sol bien trop tôt à Lyon... La jeunesse et la fougue des ‘Suzukistes' promet déjà son pesant d'or. Celle des concurrents de la Coupe Peugeot 206 2007 tout autant pour leur premier rendez-vous sur l'asphalte. Enfin, l'Alsace sera aussi marqué par le come back de Benoit Rousselot au volant d'une Peugeot 207 Super 2000 et la première incursion de Dany Snobeck en Championnat au volant d'une énième 307 WRC... N'oublions pas non plus la première sélection d'une opération Rallye Jeunes FFSA résolument "new look". Tout cela mis bout à bout, l'Alsace Vosges - Ville d'Epinal s'annonce pour le moins explosif !

COTE SCRATCH
Dans quel état d'esprit abordez ce deuxième rendez-vous de la saison ?
Patrick Henry (Peugeot 307 WRC) : «Comme le Charbo a prouvé que nous étions tous les trois (Jean-Marie, David et moi) très proches en performances, une nouvelle belle bagarre s'annonce. Sur un terrain, à mon sens, encore plus difficile. J'ai hâte que cela recommence ! Pour le reste, ce sera forcément encore très serré...»
David Salanon (Peugeot 307 WRC) : «Ce qui est arrivé à Lyon, c'est déjà du bonus pour nous ! Alors pour l'Alsace, ce qui est important, c'est surtout d'être à l'arrivée. De toute manière, à la régulière, ce sera très difficile de contrer Patrick Henry qui connait très bien cette épreuve et Jean-Marie Cuoq qui, avec son habitude de reconnaitre en un passage sur la terre, ne devrait pas être trop pénalisé. Nous allons à Epinal pour apprendre la voiture et découvrir le parcours que beaucoup de pilotes qualifient de très difficile... Pour nous, ce sera un peu une séance ‘expérimentale' avec une pression minimale.»
Jean-Marie Cuoq (Peugeot 307 WRC) : «A mon avis, ce sera encore plus difficile qu'au Charbonnières. Déjà parce que la météo s'annonce délicate et qu'en tous les cas, les routes devraient être assez sales, vues les dernières pluies qui sont tombées sur la région... Ensuite, je n'ai roulé ici qu'en reconnaissances, en 1999... Partant de là, mon objectif sera de repartir dimanche avec des points, le plus grand nombre possible évidemment, sachant tout de même que nous avons déjà grillé un joker à Lyon.»
Dany Snobeck (Peugeot 307 WRC) : «Pour ma part, je voulais faire un rallye pas trop loin de chez moi, à Dijon. J'ai choisi l'Alsace car je connais bien la région pour avoir résidé à Strasbourg et pour la beauté de ce rallye, même s'il est aussi très difficile... Peut-être ajouterai-je d'ailleurs une autre épreuve à mon calendrier, avant le Var... Maintenant, à Epinal, il y aura un monde entre ceux qui connaissent l'épreuve et moi. Même si j'aimerais bien finir dans le top 5, être dans les 10 premiers ne serait déjà pas si mal... L'essentiel est de rouler sur un beau parcours, dans une belle auto et dans une très bonne équipe.»

COTE TROPHEE MICHELIN
Respectivement vainqueur et dauphin à Lyon, vous vous retrouvez cette fois à Epinal (votre ville de résidence, Eric), comment comptez-vous négocier la situation ?
Patrick Rouillard (Toyota Celica GT4) : «On va essayer de faire la même chose qu'à Lyon ! Je pense que c'est faisable car le Charbo était, à mon avis, plus favorable aux kits cars que ne l'est l'Alsace. Maintenant, Eric connait les spéciales beaucoup mieux que moi mais la météo pourrait avoir aussi une incidence... En tous les cas, je suis motivé et il faut que je gagne pour continuer l'aventure !»
Eric Mauffrey (Peugeot 306 Maxi) : «J'attends le départ avec impatience ! Déjà, je suis très content pour l'épreuve car il y a vraiment un super plateau. C'est une très belle récompense pour l'organisation. De notre côté, évidemment qu'il va y avoir de la revanche dans l'air ! Finalement, je suis plutôt content de mon Charbo face à Patrick (Rouillard, ndlr) qui est toujours très vite là-bas. Nous nous sommes assez rapidement installés à la seconde position, nous avons engrangé de bons points dans le cadre du Trophée Michelin et, surtout, je sais parfaitement où j'ai perdu du temps ! Je sais que je peux rentrer plus fort dans les courbes et freiner plus tard. Je pense qu'il y a au moins une demie seconde à gagner au kilomètre... Et puis, ici, ce sont ‘mes routes à moi'. Il n'y a pas un seul virage derrière lequel je ne sache pas ce que je vais trouver !»

COTE GT DE SERIE
Après votre retrait prématuré à Lyon, comment se profile l'Alsace ?
Gilles Nantet (Porsche 996) : «Tout d'abord chapeau à Jean-Marc Deleau et Pierrot Boutin qui ont bossé sans arrêter pendant trois semaines pour remonter la voiture ! Nous avons même pu l'essayer et tout va bien. Pour le reste, j'ai juste joué un joker à Lyon... L'Alsace n'est pas trop un terrain pour la Porsche mais nous viserons avant tout le groupe GT de Série et si possible une bonne place en Trophée Michelin.»

COTE SUPER 2000
Comment s'annonce votre come-back en Championnat de France ?
Benoit Rousselot (Peugeot 207 Super 2000) : «Pour nous, ce sera uniquement un one shot et notre mission consistera à retransmettre un maximum d'infos sur le châssis de la 207 à l'équipe BSA qui a misé sur les Super 2000, les autos de l'avenir. C'est très motivant pour nous de travailler au développement de la 207 car la démarche et le professionnalisme de BSA sont assez remarquables. Pour le reste, comme je reviens au rallye après 3 ans d'absence, avec un nouveau copilote et sur une nouvelle auto, il n'est aucunement question de viser un résultat. Malgré tout, nous nous étalonnerons face aux Fiat Punto... Quant à l'Alsace, pour bien connaitre cette épreuve, j'ai toujours dit et pensé que c'est l'une des plus difficiles du Championnat car il n'y a pas de profil type des routes d'Alsace, contrairement au Touquet ou au Var par exemple où on sait à quoi s'attendre. D'une manière générale, c'est très piégeux, le rythme change en permanence et il y a une multitude de changements d'adhérence.»

COTE SUZUKI RALLYE CUP FFSA
Le jour J est presque arrivé...
Jean-Philippe Sabatier (directeur marketing et communication de Suzuki France) : «Oui et nous en sommes ravis car le lancement d'une formule totalement nouvelle est toujours un grand moment à vivre ! Pour l'heure, même si nous serons évidemment attentifs à tout ce qui se passera à Epinal, nous sommes confiants. Toutes les autos sont livrées et les premiers échos suite aux essais effectués par les pilotes sont satisfaisants. L'ensemble du dispositif est également prêt pour le départ de la Suzuki Rallye Cup FFSA !»

COTE COUPE PEUGEOT 206
Comment le leader de la Coupe Peugeot que vous êtes, aborde-t-il ce premier rendez-vous sur asphalte ?
Jérémi Ancian : «Nous serons fixés dès les premières spéciales ! Notamment face à Franck Véricel qui est considéré comme la référence sur la surface... Notre priorité sera en tous les cas de marquer les plus gros points possibles sur cette épreuve que nous découvrirons. Notre système de notes que nous avons pas mal peaufiné, devrait nous aider à être, j'espère, dans un bon rythme d'entrée. Par contre, je n'ai jamais roulé sous la pluie, ni en pneus mixtes... Ce sera peut être la découverte en Alsace.»

COTE RALLYE JEUNES FFSA
L'opération de détection fédérale se présente sous des traits nouveaux cette année. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Christophe Passier (responsable des opérations Jeunes à la FFSA) : «Le concept était déjà très innovant lorsque, sous l'impulsion de Jacques Régis, il a été mis en place il y a 14 ans. Des garçons tels Alexandre Bengué, Bryan Bouffier, Philippe Aragneau, Arnaud Augoyard, Nicolas Bernardi, Jérémi Ancian et bien d'autres encore illustrent aujourd'hui sa pertinence et son succès... Les idées originales, à savoir la détection, la promotion et l'accession des meilleurs jeunes au monde du sport automobile, sont naturellement préservées. Mais cette fois, nous profitons de l'opération pour explorer de nouvelles voies et apporter ainsi une pierre au sport auto de demain. Disons que Rallye Jeunes FFSA a désormais un petit côté expérimental et avant-gardiste... Avec le soutien d'EDF et de Generali Assurances, nous nous tournons vers la ‘conduite raisonnable' où les notions de performances, d'anticipation des risques et de respect de l'environnement tiennent une place majeure. Les candidats, rappelons que l'opération est ouverte à tous les non licenciés de 16 à 23 ans, seront chronométrés sur un parcours de maniabilité au cours duquel ils devront prouver leur capacité à maitriser leur kart électrique et à adapter leur conduite aux situations rencontrées.»
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