Super Serie FFSA - GT et GT3 - Nogaro - Course 1
En Championnat de France FFSA GT et FFSA GT3, les favoris débutent la saison de la meilleure des façons en ce dimanche de Pâques
Publié le 13 avr 07 à 9:04 |
 |
|
|
Raymond Narac et Soheil Ayari menaient la course de bout en bout et s'imposaient devant les Corvette de Luc Alphand Aventures et PSI Expérience. En Championnat de France FFSA GT3, Cyril Hélias et Fabien Giroix en faisaient de même tout comme Michel Lecourt et Richard Balandras en Trophée GT2.
Ayari et Narac maîtrisent de bout en bout
Il le reconnaît lui-même, Raymond Narac prenait le départ avec une certaine pression, depuis la pole position « J'étais nerveux, mais Soheil Ayari m'avait donné une technique pour bien démarrer, et cela a fonctionné » déclarait Narac. En tête au premier virage, la Saleen S7-R n'allait plus quitter cette position jusqu'au changement de pilotes, malgré une grosse frayeur avant de rentrer dans les stands. En effet, Raymond Narac se loupait quelque peu et repartait pour un tour de plus. Après la période de passage de relais, Soheil Ayari récupérait tout de même la première position et concluait le travail de son équipier tout en adoptant un rythme rapide. Une victoire de plus pour Ayari en Championnat de France FFSA GT, mais une première victoire pour Raymond Narac en GT1, après avoir dominé pendant deux saisons le Trophée GT2. Les deux hommes débutent ainsi la saison de la meilleure des façons, profitant au passage de l'abandon de certains de leurs adversaires : Lebon - Bouchut (accrochage) et Bornhauser - Makowiecki (problème de surchauffe moteur). Les Corvette C5-R en profitent : Mathieu Zangarelli et Jean-Claude Police, très en verve depuis le début du week-end, entament leur collaboration par une deuxième position, et sur la troisième marche du podium, Jérôme Policand et Gabriel Balthazard sont ainsi réconfortés dans leur choix d'abandonner leur Ferrari 550 Maranello au profit d'un Corvette C5-R. Après décision du collège des commissaires pour dépassement sous drapeaux jaunes, Zangarelli et Police écopaient de trente secondes de pénalité, tout comme les quatrième, Groppi et Hernandez. Ainsi, Policand et Balthazard héritaient de la deuxième position, devant Zangarelli - Policand et Groppi- Hernandez.
Trophée GT2 : premier succès de la Porsche 997 RSR
L'objectif du team Imsa Performance Matmut est de remporter une troisième fois le Trophée GT2, et pour se faire quoi de mieux que de débuter par une victoire, avec une Porsche 997 RSR flambante neuve. Lecourt prenait le leadreship dès le feu vert, et après un début de course sous la menace de la Porsche des Monteiro, Lecourt prenait le large puis Balandras terminait le travail. Claude et Michel Monteiro (Porsche 996 RSR) terminaient deuxièmes malgré une voiture difficile à conduire, et Stepec et Brandela (Porsche 996 RSR) complétaient le podium.
Le First Racing innove en Championnat de France FFSA GT3
Première équipe à annoncer l'année dernière leur participation au Championnat de France FFSA GT3, le First Racing est également la première équipe à remporter une course dans ce nouveau Championnat, en plaçant deux voitures sur le podium. Le poleman, Cyril Hélias, s'envolait parfaitement et creusait le trou sur un peloton composé de la Ferrari 430 de Dany Snobeck, la Lamborghini Gallardo de Bruno Dubreuil, et des deux Aston Martin DBRS9 d'Hexis Racing. La course de Cyril Hélias et Fabien Giroix était limpide, Giroix héritait d'une voiture largement en tête, qu'il conduisait jusqu'à la victoire, terminant au passage 9ème au général. Il fallait par contre attendre les tout derniers mètres de course pour connaître les sociétaires de la deuxième position. En effet, Romain Yvon (Aston Martin DBRS9 nr76), revenu deuxième, devait batailler ferme pour contenir les attaques d'Ulric Amado (Lamborghini Murcièlago nr70). L'explication était spectaculaire, et finalement Romain Yvon tenait bon. Quatrième, Tuchbant et Leclerc parachevaient la bonne prestation des Lamborghini du First Racing, et la première des Ferrari, celle de Dany Snobeck et Christopher Campbell, franchissait le drapeau à damiers en cinquième position.
Film de la course :
Bien conseillé par Soheil Ayari, Raymond Narac prenait un parfait envol, laissant la Corvette de Laurent Cazenave résister aux attaques de l'Aston Martin de Patrick Bornhauser et de la Saleen de Bruno Hernandez. Dès les premiers instants de course ces quatre hommes se détachaient d'un autre quatuor, composé des Corvette de Jean-Claude Police, d'Yvan Lebon et Gabriel Balthazard, ainsi que de la Saleen d'Eric Debard. En tête, Raymond Narac augmentait le rythme, et creusait en quelques tours un écart de cinq secondes sur Cazenave, et à dix secondes du leader pointaient Bornhauser et Hernandez. Mais c'est la bataille pour la cinquième position qui retenait alors l'attention, avec Yvan Lebon de plus en plus pressant sur son équipier du team PSI Expérience, Jean-Claude Police. Après quelques tentatives, Lebon trouvait l'ouverture, et pouvait alors augmenter le rythme pour recoller à Patrick Bornhauser et Bruno Hernandez, en lutte pour la troisième position. Les leaders revenaient sur des voitures plus lentes, ce qui offrent souvent de belles possibilités de dépassement. Hernandez tentait donc d'en profiter pour déborder l'Aston Martin, mais la Saleen du Champion de France FFSA GT en titre partait à la faute, et en tentant de repartir, Hernandez percutait la Corvette d'Yvan Lebon, forçant ce dernier à l'abandon. A l'approche des changements de pilotes, Narac (Saleen S7-R) menait alors la danse devant Cazenave (Corvette C5-R), Bornhauser (Aston Martin DBR9), Police (Corvette C5-R), Balthazard (Corvette C5-R), Hernandez (Saleen S7-R) et Debard (Saleen S7-R). Tous les concurrents s'apprêtaient à rentrer dans les stands, à commencer par Raymond Narac. Ce dernier, déconcentré par l'appel radio de son ingénieur, loupait quelque peu l'entrée des stands et repartait pour un tour supplémentaire. Cazenave, qui était sur une stratégie différente, profitait de la bévue de Narac pour porter une attaque, qui se soldait par un passage par le bac à graviers... A l'issue des changements de pilotes, Ayari relayait Narac en tête de la course, pendant que l'Aston Martin désormais emmenée par Frédéric Makowiecki était en perdition au bout de la ligne droite de l'aérodrome suite à une crevaison à l'avant gauche. Il rentrait aux stands pour changer de pneumatiques, puis une autre avarie s'invitait lorsque le voyant d'eau s'allumait, contraignant l'Aston Martin DBR9 numéro 3 à abandonner suite à une surchauffe moteur. En piste, les hostilités continuaient, et Mathieu Zangarelli délogeait Cayrolle de sa seconde position. En difficulté avec ses gommes, Cayrolle tentait de survivre, mais il ne pouvait rien faire face au retour de Jérôme Policand, qui le délogeait du podium, comme il ne pouvait rien faire face au retour des Saleen d'Olivier Thevenin et Laurent Groppi, en pleine explication. Groppi débordait dans la même manoeuvre Cayrolle et Thévenin, ce dernier devant dans la foulée capituler suite à des problèmes de boite de vitesses. La fin de course était plus paisible, les écarts entre Ayari, Zangarelli, Policand et Groppi étant conséquents. Les quatre hommes franchissaient la ligne d'arrivée dans cet ordre. Seule la cinquième place changeait de main, lorsqu'Eric Cayrolle partait à la faute, permettant ainsi à la Saleen de Dominique Dupuy et François Fiat de terminer cinquième. La Corvette de Zangarelli et Police rétrogradait d'une place après la course suite à une pénalité de trente secondes pour dépassement sous drapeaux jaunes, pénalité également infligée à la Saleen d'Hernandez et Groppi, ce qui ne changeait pas le classement de ces derniers.
ILS ONT DIT :
Raymond NARAC (Saleen S7-R, Team Oreca), 1er «J'avais une certaine pression avant le départ... je voulais bien faire, tout en préservant l'auto et les pneus pour Soheil. Avant le départ Soheil m'a donné un bon tuyau pour prendre un bon envol, et cela a fonctionné. Ensuite je me suis appliqué à rester propre, après avoir fait le trou. J'ai quand même eu du mal dans le trafic, je suis resté très prudent pour ne pas commettre de faute. A l'entrée des stands j'ai fait une petite erreur ! Mon ingénieur me donnait beaucoup d'indications à la radio pour notre changement de pilotes, du coup je suis arrivé un peu vite dans les stands, donc pas d'alternative, ou je percutais le mur, ou je repartais en piste en passant par le gazon... j'ai donc choisi la deuxième solution ! Plus de peur que de mal heureusement... Soheil a ensuite terminé le boulot. Je suis vraiment content de cette première victoire pour moi, victoire importante pour gagner la confiance du team. Demain on aura du lest, mais nous sommes prêts !»
Soheil AYARI (Saleen S7-R, Team Oreca), 1er «Comme l'année dernière on débute par une victoire... le tout est de terminer la saison de la même manière. Raymond a pris un super départ et a fait un bon début de course. Je me suis appliqué à garder un bon rythme pour rester concentré. C'est un beau résultat, c'est important de bien commencer.»
Gabriel Balthazard (Corvette C5-R, Luc Alphand Aventures), 2ème «J'étais tendu et énervé avant cette course, nous sommes donc très contents. L'année dernière nous partions favoris et nous n'étions pas là, maintenant nous ne sommes plus pris comme des favoris, et nous sommes là ! Nous avons une très bonne écurie, qui travaille très bien et qui connaît bien l'auto, et bien entendu mon ami, et mon fils adoptif Jérôme Policand est toujours pour une grande part dans ce résultat. Nous sommes contents de notre choix, la Corvette C5-R est efficace, même si mon début de course n'était pas simple.»
Jérôme Policand (Corvette C5-R, Luc Alphand Aventures), 2ème «Il nous manque un peu de vitesses pour aller cherche la victoire ! Gabriel me rend la voiture en cinquième position, et nous avons fait un très bon changement de pilote. J'ai eu trois premiers tours sans trafic, donc j'ai bien roulé ce qui m'a permis de revenir sur Cayrolle et Zangarelli. Malheureusement une Porsche est partie en tête à queue dans la ligne droite lorsque nous étions en explication tous les trois. Nous sommes passés prêt d'un gros problème, et j'ai rétrogradé en pleine ligne droite pour éviter tout le monde, ce qui m'a fait perdre le contact, et Zangarelli en a profité pour partir. Dans le dernier tour autre frayeur, j'ai crevé lors d'un contact avec une Aston Martin DBRS9 a qui je prenais un tour... j'ai donc fait un dernier tour vraiment au ralenti ! Nous sommes heureux de cette troisième position (ndlr : qui se transformait en deuxième place après la décision du collège des commissaires). On savait que la Corvette est une bonne arme pour le Championnat de France. J'ai déjà pensé à deux ou trois choses pour faire progresser notre voiture demain.»
Jean-Claude POLICE (Corvette C5-R, PSI Experience), 3ème «J'ai pris un bon départ, et j'étais immédiatement dans le bon rythme. J'ai eu ensuite la pression d'Yvan Lebon, puis je lui ai ouvert la porte car il était plus rapide. Ensuite je suis passé au travers de l'incident entre Hernandez et Lebon, puis je me suis appliqué à gérer et à préserver l'auto. Je me suis appliqué pour que Mathieu puisse aller chercher un bon résultat.»
Mathieu ZANGARELLI (Corvette C5-R, PSI Experience), 3ème «Je n'étais pas trop au courant des écarts, la seule chose que j'ai tout de suite compris, c'est qu'il n'était pas possible d'aller chercher Soheil. La voiture est restée très performante jusqu'à la fin, elle est très constante sur une longue distance. Il y a trois semaines, ni Jean-Claude ni moi n'avions de volant, c'est donc parfait de commencer par un podium. Nous ne sommes pas là pour remporter le Championnat mais pour faire de belles courses... comme aujourd'hui.»
Michel LECOURT (Porsche 997 RSR, Imsa Performance Matmut) 1er Trophée GT2 «La voiture marche bien, tout a bien fonctionné. J'ai rendu la voiture à Richard un peu survireuse, mais il a bien géré. On a assuré, on a découvert des choses, on ne connaît pas bien cette voiture toute neuve.»
Cyril HELIAS (Lamborghini Gallardo, First Racing) 1er GT3 «J'ai fait quatre tours rapides, puis j'ai géré. L'auto est très bonne et consistante. Nous avions décidé avant la course de se partager le boulot, donc 50-50, cette stratégie était parfaite, l'équipe a bien travaillé. La Lamborghini est vraiment performante, la seule chose à rajouter et la climatisation !»
Fabien GIROIX (Lamborghini Gallardo, First Racing) 1er GT3 «Cyril a fait un super premier relais, je n'avais plus qu'à gérer jusqu'à l'arrivée. L'équipe a vraiment bien travaillé pour nous fournir une super auto. Nous avons bien préparé la saison, et je suis content car nous avons de très bons équipages sur les trois voitures. Cette saison sera disputée.»
Romain YVON (Aston Martin DBRS9, Hexis Racing), 2ème GT3 «Bastien Brière a fait un bon relais, il était dans le rythme des leaders. On a fait un bon changement de pilote. Ma fin de course était intense, ce n'était pas simple de contenir Ulric Amado, surtout que je pensais être dans le dernier tour alors qu'il en restait deux. Cette deuxième position est un résultat encourageant»
Ulrich AMADO (Lamborghini Gallardo, First Racing) 3ème GT3 «Nous avons perdu un peu de temps au changement de pilote, ce qui fait que l'Aston Martin d'Hexis Racing nous est passée devant. Ensuite j'ai tout tenté pour déborder Romain Yvon, mais je n'ai pas trouvé l'ouverture. C'est presque passé, j'ai eu peur d'y laisser le pare-chocs. Pour ma première course en GT je suis satisfait. Il m'a fallu quelques tours pour rentrer dans le rythme, ensuite je me suis régalé. J'ai attaqué, la deuxième place était à portée de main... on fera mieux demain !» |
|
 Commentaires
Il n'y a pas encore de commentaire, soyez le premier à donner votre avis !
|