Une formule sur les traces de M.Webber et J.Button
Bien avant de briguer le titre suprême, ils eurent en commun de se forger un nom dans les rangs de la Formule Ford Zetec.
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FordCette discipline que les circuits français retrouvent aujourd'hui à la faveur d'une heureuse initiative privée.
Née il y a plus de quarante ans, la Formule Ford a souvent été imitée, plus rarement égalée. Formule école par excellence, elle vit passer dans ses rangs d'innombrables pilotes promis à la F1, quelquefois même de futurs champions du Monde, à l'instar d'Ayrton Senna, Nigel Mansell ou Jody Scheckter. Plus récemment, au cours de la période où elle fut propulsée par le moteur Ford Zetec, de 1993 à 2006, des champions comme Mark Webber et Jenson Button, lauréats à deux ans d'intervalle du très côté Formula Ford Festival de Brands Hatch, se chargèrent à leur tour de confirmer à quel point elle était porteuse d'avenir pour les plus talentueux. Adoptée avec un égal enthousiasme ou Europe, en Amérique ou en Océanie, la Formule Ford vécut également une longue période d'amour avec les circuits français, avant que Ford France puis la Fédération ne lui tournent définitivement le dos. A l'automne 2005, le circuit de Lédenon eut ainsi le triste privilège d'accueillir la dernière course française de Formule Ford...
Par un clin d'oeil du destin, c'est encore à Lédenon que furent jetées les bases de sa renaissance. Plus précisément dans l'antre du Franco-suisse Jean-Pierre De Marchi, homme de l'art reconnu en matière de restauration de monoplaces et, surtout, véritable encyclopédie vivante de la Formule Ford. De son inassouvible passion pour ces autos, est née en début de saison le «
Formula Zetec Trophy», ouvert ainsi à toutes les monoplaces équipées de ce fameux moteur 1800 cm3, 16 soupapes, de 145 ch. Jean-Paul Couilliot, bien connu du milieu des compétitions historiques, en a pris l'organisation et la promotion en charge, limitant pour l'instant son ambition à réenclencher un mécanisme qui n'aurait certainement jamais du se gripper... Au fil des trois premières courses, à Dijon, au circuit de Bresse et à Lédenon, un «
noyau dur» qu'une quinzaine de pilotes s'est déjà formé et, à coup sûr, de nouvelles recues viendront grossir ses rangs lors des deux autres épreuves programmées cette saison ; les 12/13 septembre à Charade, puis les 3/4 octobre à Nogaro.
«
Vu le rapport prix/performances que nous sommes en mesure de proposer, nous devrions déjà être 200 !», ironise Jean-Pierre De Marchi, avant de souligner les exceptionnels atouts économiques de la discipline renaissante. «
Paradoxalement, l'arrêt de la Formule Ford a eu le mérite de faire chuter le prix des autos. Aujourd'hui, il est possible d'en trouver en état de courir à partir de 8000 Euros. Leur moteur Zetec est quasiment incassable et encaisse les 30 000 kms de compétition sans broncher et sans avoir recours à la moindre révision. Enfin, nous avons adopté pour le trophée un pneu Yokohama «tous temps», dont un train à 500 Euros suffit pour disputer les cinq courses de la saison. A ce niveau, je defis quiconque de réussir à courir en circuits pour moins cher !». Période de crise aidant, le caractère «
low cost» de la Formula Zetec Trophy ne tardera pas à faire de nouveaux et nombreux émules...
Prochains rendez-vous Formula Zetec Trophy :
12 et 13 septembre : Charade
3 et 4 octobre : Nogaro
