Essai Citroën DS3 Racing
19/01/12 On connaît la DS3 pour sa ligne, ses possibilités de personnalisation, sa finition, sa conduite, etc. un peu moins pour ses performances avec cette finition DS3 Racing inaugurée par Sébastien Loeb à la fin de l'année 2010. La première de la lignée des DS, depuis complétée par la DS4 et la DS5, a donc sa version sportive qui affiche une puissance de 202 chevaux. Il n'est pourtant pas question pour Citroën de viser une sportive pure et dure comme peut l'être la
Clio RS, mais plutôt de proposer une voiture facile au quotidien mais avec un moteur très performant et quelques petits aménagements pour en tirer le meilleur. Ses voies avant et arrière sont élargies et sa garde au sol diminuée de 15 mm pour changer son comportement dans le sinueux notamment. Aucun différentiel à glissement limité n'a été ajouté, que ce soit mécanique ou électronique. Esthétiquement, on la distingue par deux coloris au choix, un blanc toit gris ou noir toit orange, des sorties d'échappement chromées et une ensemble de stickers. A l'intérieur on trouve un pédalier en alu, de nombreux éléments en finition façon carbone, des sièges baquets enveloppants mais par trop pour rester confortables ainsi que des petits détails spécifiques à cette DS3R.
Le moteur 1.6 litres THP 202 chevaux et 275 Nm est couplé à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Ce qui est remarquable à la conduite, c'est la souplesse et la facilité à bas régimes, c'est-à-dire sous les 4000 tr/min. Le moteur reprend facilement, inutile d'aller chercher les hauts régimes pour une conduite un peu vive mais pas sportive pour autant. En plus, la sonorité assez sourde est présente mais pas trop, juste ce qu'il faut pour participer à l'ambiance à bord. C'est à partir de 4000 tr/min qu'il devient plus expressif à la condition de ne pas hésiter à passer le cran au fond de la course de la pédale. Les accélérations et reprises sont bien plus franches, et la sonorité légèrement plus présente sans excès .
Sur un revêtement un peu humide, on regrette l'effet de couple lors des franches accélérations. C'est un peu estompé sur le sec, mais tout de même présent. On peut facilement compenser en éviter de tirer les rapports à fond et en jouant d'avantage sur le couple. La motorisation est moins pointue que sur la Clio RS par exemple. Le freinage est suffisamment mordant pour une attaque franche sans réclamer trop d'attention en ville par exemple. On peut facilement freiner fort en conduite sportive et en douceur le reste du temps, l'attaque n'est pas violente du tout. Le maniement de la boîte de vitesses est un peu ferme et surtout les mouvements trop amples pour viser des changements en un éclair. C'est un peu dommage pour une conduite sportive mais cela reste agréable au quotidien et comparable à une autre DS3 en terme d'agrément. Toujours sur le plan de l'ergonomie, le frein à main un peu en arrière et vers le pilote n'est pas facilement accessible lorsqu'on a les bras un peu long.
Dynamiquement, si l'ensemble parait ferme à très faible allure, la DS3R ne se montre pas inconfortable dès qu'on roule un petit peu. Ce confort se maintient lorsque le rythme augmente, certainement que la qualité de la sellerie participe à ce ressenti. Quoi qu'il en soit, la DS3 Racing est peu sensible au roulis, le guidage reste précis et la route se ressent bien dans le volant sans excès juste ce qu'il faut. On sent parfaitement les appuis de l'auto, alors s'il n'y avait pas cet effet de couple sur les relances en sortie de courbe, ce serait encore mieux. Ce n'est pas que cette caractéristique soit gênante au quotidien puisqu'on ne passe pas son temps à chasser les secondes, mais que cela aurait parfaitement collé à l'image qu'on se fait de la voiture dès les premiers tours de roues. Il faut reconnaître que pour un usage normal, le confort que procure cette DS3 est au-dessus de ses principales concurrentes.
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Citroën Sébastien Loeb− Essai réalisé par Jean-Michel Lainé.