La Une
actus auto  |  essais auto - essais scooter 125 - essais moto  |  tests pneu, tourisme, sport, salons : nos dossiers  |  photos des événements  | 
Dimanche 26 mai 2013 · 10:05
7e année


emotoAUTO.com
 

Essai Mercedes B200

16/10/11 La Mercedes Classe B fête son sixième anniversaire en lançant cette nouvelle génération totalement revisitée. Celle qui avait créé la surprise dans la gamme Mercedes composée de break et de berline avant son arrivée, maintient tout de même son positionnement de monospace compact premium. Mais ce n'est pas qu'un simple facelift puisque les évolutions sont nombreuses, esthétiquement bien sûr, mais aussi sur l'équipement bien plus riche dès le premier niveau de finition, sur l'espace à bord qui reste important notamment aux places arrière et même sur les sensations de conduite réellement différentes. Cette nouvelle Classe B qui a été un vrai succès commercial pour la marque, relève maintenant deux défis : celui de fidéliser les acheteurs de la Classe B, de séduire les nouveaux arrivants sur un monospace compact, mais aussi de convaincre les possesseurs de la Classe A de passer à la Classe B puisque la Classe A de 2012 ne sera plus un monospace. Plus étonnant encore, la Classe B 2011 est la première des monospaces compacts que la marque à l'étoile s'apprête à lancer après le renouvèlement de la Classe A. Avec 3 nouveautés annoncées, la B se devait donc d'évoluer nettement et c'est le cas pour 2012.

La nouvelle Classe B est plus basse (-4,6cm), plus large (+0,9cm) et plus longue (+8,6cm) mais avec un empattement plus court.
Le style s'affine avec une calandre plus présente et plus étirée, une ligne de toit plus profilée et des flancs totalement redessinés avec cette ligne qui remonte depuis le bas de caisse jusqu'au dessus de l'aile arrière pour donner plus d'énergie au dessin. Le même effort a été porté à l'arrière avec les nouveaux feux moins rectangulaires, un becquet assez marqué et une antenne intégrée. L'intérieur change radicalement en reprenant quelques éléments vus sur des modèles Mercedes des segments supérieurs mais pas seulement. Ainsi à côté du volant trois branches et du tableau de bord digital monochrome, on remarque un nouvel et audacieux écran sur la console centrale. Il surplombe les aérations inspirées de la nouvelle SLK mais avec une légère modification au centre de la croix. Cet écran semblable à une tablette tactile, paraît juste posé sur la planche de bord. Ce n'est pas le cas puisqu'il n'est ni tactile ni amovible. La raison de se choix (de ne pas être tactile) est de conserver un écran net sans trace de doigt en toutes circonstances. Ainsi, la navigation, la sonorisation et les autres fonctions de cette Classe B se commandent par la molette devant l'accoudoir central comme dans une Classe C par exemple. Pour accentuer son positionnement premium, elle est équipée d'inserts décoratifs en ronce de noyer, frêne ou argent alvéolé, et comme sur une Classe S, d'une ambiance lumineuse intérieure.

La motorisation essence qui anime notre nouvelle B200 Blue Efficiency, est équipée de la fonction Start & Stop et couplée à la nouvelle boîte automatique à double embrayage 7G-DCT à 7 rapports. Une boîte manuelle à 6 rapports avec l'affichage du rapport préconisé au tableau de bord est aussi disponible. En route, comme sur la B 200 CDI, on apprécie les changements effectués sur cette nouvelle boîte auto. Plus discrète en conduite standard, elle est aussi bien plus rapide. La discrétion de cette motorisation essence convient parfaitement au mode économique (E) où les montées et descentes de rapports sont peu perceptibles. L'agrément du bloc de notre B 200, incite à passer en mode sprt (S) pour profiter d'un supplément de vitalité. On perçoit davantage les changements de rapports, mais rien de gênant. D'ailleurs avec cette motorisation essence, le mode manuel (M) avec les palettes au volant est plutôt sympathique même s'il aurait été plus utile sur un moteur plus puisant. Le duo formé par le moteur du 200 BE et la boîte 7G-DCT est pertinent, car si un moteur plus puissant aurait sans doute donné un petit plus à cette Classe B aux lignes désormais plus dynamiques, l'agrément au quotidien semble au rendez-vous et même pour un long voyage, ce monospace compact possède de sérieux arguments.

Avec cette motorisation essence certainement plus agréable à l'usage que le diesel, avec plus de tonicité et plus de discrétion, on profite davantage du confort offert par la Classe B. D'ailleurs, l'espace à l'arrière est toujours aussi grand même avec cet empattement plus court. Certes, la marque à l'étoile a réduit la taille du coffre de près de 46L, mais cette voiture destinée avant tout à un usage quotidien intensif conserve l'essentiel : son confort. Au volant les changements sont notables également même si on retrouve une conduite à l'assise haute comme dans un monospace malgré une carrosserie plus basse de presque 5 cm. C'est du côté du comportement dynamique qu'il faut davantage chercher les changements. Là, on n'est plus du tout dans un monospace surtout si vous prenez le châssis sport encore plus bas. On est ici bien plus proche d'une berline avec un roulis nettement limité, un guidage assez précis et un poids sur l'avant réduit par rapport à la motorisation diesel. Rapidement, on oublierait être au volant d'un monospace si l'assise n'était pas aussi haute. Là aussi, la nouvelle Classe B mériterait de profiter d'un bloc plus vif, mais ce B200 se révèle tout à fait convaincant et suffisant pour le quotidien tout comme la nouvelle boîte automatique 7G-DCT très agréable en ville.

Page suivante : bilan et fiche technique Mercedes B200

Voir aussi : photos Mercedes B200
Les essais auto Mercedes

Mercedes B200
Tags : Mercedes Benz− Essai réalisé par Jean-Michel Lainé.
photo Mercedes B200


photo Mercedes B200


photo Mercedes B200


photo Mercedes B200


photo Mercedes B200


photo Mercedes B200