Essai Peugeot 208 1.2 VTi 82 et 1.6 VTi 120
02/04/12 Avec sa nouvelle 208, Peugeot rompt le design des précédentes 207 ou 206+, le style est totalement remanié à l'extérieur comme à l'intérieur. Evénement rare dans la vie d'un constructeur, cette 208 s'accompagne d'une nouvelle motorisation destinée à réduire les consommations. Ce nouveau moteur est un moteur essence de 3 cylindres affichant une puissance de 68 ou 82 chevaux, des valeurs et une architecture qu'on est davantage habitué à trouver sur des citadines comme la triplette 107, C1 et Aygo que sur une voiture de ce gabarit. Si sur le papier, ce nouveau moteur semble petit et surtout léger puisqu'il affiche 21 kg de moins que son équivalent 4 cylindres. Il trouve également sa place dans une auto qui s'est nettement allégée par rapport à la 207. En effet, en plus de perdre 7 cm pour repasser sous la barre des 4 mètres, la Peugeot 208 perd une centaine de kilos en moyenne sur la gamme par rapport à sa devancière. Pour le reste, rien ne différencie cette 208 ainsi motorisée de ses soeurs. Les places arrière gagnent 5 cm, le volume du coffre 15 litres et à l'intérieur l'ergonomie, la qualité des matériaux et les équipements évoluent pour associer les nouvelles sensations de conduite à une nouvelle ambiance à bord. Pour l'heure après les
208 diesel, on se penche sur la gamme essence, avec le nouveau 3 cylindres 1.2 VTi 82 et le 4 cylindres 1.6 VTi 120 qui reprend du service sous le capot de cette 208.
Côté technique, le nouveau 3 cylindres Peugeot ne possède pas de turbo mais une injection directe multipoint, 4 soupapes par cylindre et une distribution variable à l'admission et à l'échappement.
Pour réduite les pertes par frottement, les axes de pistons, les segments et les poussoirs ont un nouveau revêtement et les fûts de piston sont désaxés. La courroie de distribution humide est intégrée à un carter pour réduire les bruits de fonctionnement et durer autant que la voiture donc sans entretien. La culasse en alliage d'aluminium, intègre la sortie de refroidissement, le collecteur d'échappement et le support moteur.
Peugeot 208 1.6 VTi 120 Ce moteur 1.6 litres essence 4 cylindres avec sa boîte de vitesses à 5 rapports reprend du service sous le capot de cette nouvelle 208. Face au nouveau 3 cylindres pourtant de plus petite cylindrée, il prend un coup de vieux notamment avec un manque de dynamisme sur les reprises malgré l'allègement conséquent de la 208 face à la 207 qu'elle remplace. Pour s'orienter vers un bloc essence plutôt qu'un diesel, il paraît raisonnable d'attendre l'été 2012 pour profiter (ou au moins essayer) du nouveau 3 cylindres bien plus agréable à conduire dans sa version 1.2 de 82 chevaux tout au moins. Il est certes moins puissant, mais son agrément se montre un ton au-dessus même sur le réseau secondaire avec un peu de relief. Les performances sur VTi 120 sont toutefois au-dessus dès que l'allure augmente sur les grands axes par exemples, le 3 cylindres n'étant pas aussi à l'aise à un rythme soutenu. |
Enfin, dernier détail technique, son refroidissement est séparé du bloc cylindre pour une mise en température plus rapide, donc moins de pollution. Disponible en 1.0 litre 68 chevaux ou 1.2 litre 82 chevaux, nous avons roulé avec le plus puissant des deux. Ainsi motorisée, la 208 apporte un certain agrément en ville comme on s'y attend mais aussi sur le réseau secondaire. Le démarrage est discret et contraste avec le son des petits moteurs diesel généralement plébiscités. A bord avec une conduite un peu souple, le bloc est nettement plus discret que sur une citadine puisque cette auto est bien mieux insonorisée. Lorsqu'on le sollicite franchement, la musique du trois cylindres se révèle plus présente mais toujours en restant assez feutrée pour maintenir un confort auditif. La boîte à 5 rapports se montre agréable à utiliser et bien étagée pour cette puissance. Le moteur reprenant assez bas, vers 1500 tr/min, il n'est pas nécessaire de trop s'en servir en ville sauf si votre conduite est vive. La montée en régime est régulière avec une souplesse plaisante en ville comme sur les petites routes. Même si ce n'est pas franchement indispensable, on peut aller taquiner la zone rouge pour une sonorité amusante et la possibilité d'enchaîner plus rapidement les rapports. En usage courant en suivant le flux du trafic, on apprécie la disponibilité de ce 3 cylindres essence, sa discrétion et sa sobriété annoncée que nous n'avons pas pu tester faute de rouler assez longtemps. Il est évident qu'à cylindrée égale, il consomme plus qu'un 4 cylindres essence ou diesel lorsqu'on tient un rythme soutenu puisque les régimes de rotations sont plus élevés. Si ce cas de figure ne se présente que rarement et que toute la semaine, les embouteillages et divers ralentissements agrémentent votre quotidien, le choix de cette motorisation peut être judicieux surtout avec le prix des carburants qui se rapprochent. Il ne lui manque que le Start&Stop présent sur les diesel eHDi qui est annoncé pour 2013.
En dehors de son nouveau moteur, notre Peugeot 208 est identique au reste de la gamme, il n'y a pas d'équipements en plus ou en moins, ni spécifiques pour ces motorisations essence en 3 ou 4 cylindres. Le tableau de bord est au-dessus du petit volant pour une sensation de conduite un peu plus dynamique tout en limitant l'amplitude des mouvements en ville. Même en réglant le siège du conducteur et le volant sur tous les axes (sur toutes les finitions), la lecture du bas du tableau de bord n'est pas forcément aisée selon votre taille. Dès le 2e niveau de finition, on profite de l'écran tactile de la console centrale pour accéder à son lecteur MP3 branché (à défaut de lecteur de CD) sur un des deux ports USB, connecter son téléphone en Bluetooth ou planifier la navigation.
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Les essais auto Peugeot
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Peugeot− Essai réalisé par Jean-Michel Lainé.