Essai Seat Ibiza 1.6 TDI 90
10/04/12 La Seat la plus connue sur les routes de France est sans aucun doute cette Ibiza, qui est plus connue par les automobilistes français que la marque elle-même si on en croit les enquêtes menées par Seat. Une institution qui fait partie de notre paysage depuis maintenant 38 ans (elle est née en 1984) et qui s'offre en cette année 2012 un facelift de sa 4e génération arrivée en 2008. Les modifications apportées se trouvent principalement sur la ligne extérieure, à l'intérieur peu de changement en dehors de quelques détails destinés à augmenter la qualité perçue. Pour la première fois, cette nouvelle Seat Ibiza sera également équipée de la motorisation essence TSI de 105 avec tout l'agrément qu'on lui connait notamment sur la Volkswagen
Coccinelle essayée précédemment. Ce nouveau lancement est l'occasion pour Seat de simplifier quelque peu ses niveaux de finitions pas toujours très faciles à cerner. De 5 ils passent à 3 qu'on pourra compléter par des packs d'équipements selon ses envies et/ou besoins pour la personnaliser davantage. Avant son essai avec le bloc TSI 105, on a pris la route avec le moteur diesel TDI de 90 chevaux lui aussi couplé à une boîte manuelle à 5 rapports. Comme l'ensemble de la nouvelle gamme, ces deux motorisations sont neutres en grammage de CO2.
Ce qui se remarque instantanément, ce sont bien entendu ses changements esthétiques.
C'est à l'avant qu'ils sont les plus nombreux avec un nouveau pare-choc qui peut intégrer des phares Bi-Xénon et des feux diurnes à LED. Les antibrouillards sont eux aussi redessinés. On note au passage le dessin de la calandre et les nouveaux traits du capot que souligne les nouveaux coloris disponibles dont l'étonnant Vert Lima. A l'arrière, le bouclier est lui aussi revu et les nouveaux feux arrière sont à LED et surtout de série sur la finition FR, le plus haut niveau si on exclut la Cupra détachée de la gamme. A l'intérieur, une nouvelle sérigraphie accompagne le nouveau tableau de bord. Le volant est redessiné pour une meilleure préemption et une meilleure qualité perçue dès la prise en main. C'est le cas, par contre les inconditionnels des plastics moussés noteront que ce n'est pas le cas. L'ensemble est toutefois qualitatif à l'oeil, sans doute un peu trop sobre et consensuel pour une voiture qui se destine principalement à une clientèle jeune. Si vous optez pour la climatisation, vous remarquerez les commandes proches dans leurs agencements de celles de la radio/CD/USB juste au-dessus qui permet d'écouter ses musiques préférées en MP3. Pour une connexion iPod, il faut passer par le catalogue d'options. Enfin, la boîte à gants fait plus que doubler son volume pour passer de 4,3 litres à 10,7. Seat s'est penché sur son usage avec un cloisonnement qui facilite le rangement d'un jeton de caddie, de son ticket de péage ou de petits éléments similaires sans devoir retourner cet espace assez grand pour trouver quelque chose. Comme sur la
Mii qui arrive en concession avant l'été, cette nouvelle Ibiza profitera d'un ordinateur de bord déporté fourni par Navigon. Plus qu'un banal GPS, ce système est intégré à la voiture et remonte ainsi l'affichage de l'ordinateur de bord et les informations de la radio tout en étant amovible et pouvant être utilisé à pied pour ne pas se perdre lorsqu'on a quitté sa voiture. Ce système à les inconvénients de ses avantages puisqu'il faudra bien entendu ne pas oublier de l'ôter lorsqu'on stationne pour ne pas tenter les voleurs. Cet équipement d'info-divertissement arrivera pour sa part à la rentrée et prendra la place du cendrier qui trône étonnamment au sommet de la console centrale.
Sous ce nouveau capot avec ses nouveaux traits caractéristiques du style Seat, on trouve donc le 4 cylindres 1.6 diesel TDI de 90 chevaux associé à une boîte de vitesses manuelle à 5 rapports. Ses 230 Nm de couple sont disponibles à partir de 1500 tr/min et jusqu'à 2500 tr/min, sa puissance maximale de 90 chevaux est un peu plus haut à 4200 tr/min. Cette motorisation se montre agréable en ville avec une certaine disponibilité qui limite les changements de rapports dans un trafic régulier. Sur le réseau secondaire et particulièrement dès qu'il y a un petit peu de relief, il est par contre plus difficile de se relancer pour doubler sans devoir tomber un rapport. Une fois lancé, il faut impérativement passer celui de dessus pour continuer son dépassement en sécurité, c'est-à-dire rapidement. Pour un usage principalement hors des villes, ou plus simplement une plus grande polyvalence pour un long trajet sur l'autoroute par exemple, sa déclinaison un peu plus puissante de 105 chevaux s'avère être un choix plus pertinent. Dans cet exercice autoroutier, le TDI 90 chevaux de notre Seat Ibiza est également moins énergique lorsqu'on veut s'insérer dans la file la plus rapide pour passer un convoi de camions. Comme sur le réseau secondaire, on sollicite davantage la mécanique en perdant du coup en confort sonore. C'est dommage car l'accueil est d'un niveau satisfaisant quelles que soient les routes empruntées. A la conduite, les suspensions offrent un confort de bon aloi dans cette catégorie et le guidage est suffisamment consistant pour l'usage qu'on attend de cette Ibiza. Une conduite un peu plus vive sur des routes plus sinueuses, lui sied moins, mais pour les amateurs de conduite sportive, la Cupra devrait davantage répondre à leurs attentes. Dans le même ordre d'idée, on apprécie le freinage «
ni trop ni trop peu» qui est efficace sans être brutal pour une conduite sereine.
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Seat− Essai réalisé par Jean-Michel Lainé.