Essai Seat Mii 1.0 75
25/11/11 Le groupe VW revoit totalement sa gamme de citadines avec une trilogie qui sera disponible dans toutes les bonnes concessions au printemps 2012. Pour l'heure, c'est la Seat Mii remplaçante de l'Arosa, qui nous invite à son volant pour partir coloriser la ville de ses teintes pétillantes avec pour accompagnement, la bande son du tout nouveau 3 cylindres du groupe. Si les Volkswagen Up, Skoda Citigo et Seat Mii sont semblables, quelques petites différences demeurent sur l'équipement, les finitions et l'offre de chacune des marques. Tout ceci sera précisé début 2012. Tout comme les Citroën C1, Peugeot 107 et Toyota Aïgo, ces trois là partagent tout ou presque à commencer par une toute nouvelle motorisation essence, un trois cylindres de 1 litre disponible en deux puissances de 60 et 75 chevaux. Il est couplé à une boîte de vitesses manuelle à 5 rapports et installé dans un nouveau châssis à l'empattement très important de 2.42m pour une longueur totale de seulement 3.57m.
Cette petite auto minimale l'est aussi par son équipement, mais son argument massue est l'habitabilité qu'elle affiche.
Dans ces dimensions riquiqui, 4 adultes de plus d'1,80m tiennent aisément et le coffre reste tout à fait honorable dans la catégorie avec 251 litres et même 951 avec le dossier de la banquette rabattu ! Le bémol aux places arrière n'est pas l'espace aux genoux ni la hauteur sous le pavillon qui sont tous deux excellents, mais l'accessibilité. Le siège du conducteur par exemple doit être réglé à chaque fois que quelqu'un se glisse derrière car ni le dossier ni l'assise ne reviennent à leurs places lorsque la personne s'est faufilée. Côté pratique, on regrette que les commandes de lève-vitres ne soient pas au centre puisque dans l'accoudoir du conducteur, seule sa vitre se commande. Pour ouvrir l'autre, il faudra avoir le bras long. La petite console centrale ne possède pas de buse d'aération pour souffler le chaud et le froid plus efficacement dans l'habitacle.
Pour contenir le prix de sa Mii, Seat propose une version de base avec le strict nécessaire pour assurer son traintrain quotidien avec la ventilation et la radio / CD / MP3. Mais il serait dommage de se priver d'options intéressantes, deux en particulier. La première est le système amovible Seat Multimedia développé par Navigon (350 euros). Il assure, via son écran tactile de 5 pouces, les fonctions d'ordinateur de bord, de navigation GPS et de kit main libre Bluetooth. Il faudra juste ne pas oublier de l'enlever en stationnant sa voiture pour ne pas tenter les voleurs, en revanche on peut utiliser la navigation de façon autonome, c'est-à-dire pas forcément au volant de sa Mii, à pieds par exemple. La seconde option est le City Safety Assist (225€) qui sera surement d'un grand secours pour ceux qui ne sont pas toujours très attentifs dans les embouteillages... Actif entre 5 et 30 km/h, un capteur laser surveille la voiture qui vous précède et la Mii freine toute seule jusqu'à l'arrêt total si vous ne réagissez pas. Son excellente efficacité (testée sur un atelier) peut facilement éviter les petits accrochages dans les embouteillages aux heures de bureau par faute d'inattention même si le mieux reste de faire attention...
Avec son empattement important et ses roues aux quatre coins, le comportement routier de la Mii rompt forcément avec l'Arosa disparue du catalogue il y a quelques années maintenant. Son diamètre de braquage de 9.80m, ses dimensions réduites et son assise un peu haute, facilitent sa prise en main. La direction n'est pas très précise mais contrairement à bien des citadines, elle n'est pas trop souple et permet un maniement aisé et sûr à la fois. Les suspensions sont étonnement fermes, alors qu'inversement à une vitesse un peu plus soutenue sur une voie rapide, notre Mii subit les compressions. Rien d'alarmant pour une citadine, mais davantage de souplesse apporterait sans doute plus de confort au quotidien. Côté moteur, sa sonorité reste de discrète lorsqu'on conduit avec une certaine douceur et devient plutôt marrante lorsqu'on le pousse dans ses retranchements , le 3 cylindres rugit, à l'oreille on se croirait presque dans une petite voiture de sport ! Le passage des rapports et la consistance de l'embrayage demandent par contre un temps d'adaptation surtout lors des démarrages ou de changements de rapports un peu vifs.
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Seat− Essai réalisé par Jean-Michel Lainé.