Essai Volkswagen Golf 2.0 TDI 150 & 1.4 TSI 140 ACT
21/10/12 La Golf est une saga à elle seule et un véritable succès commercial pour Volkswagen depuis son lancement en 1974, il y a 38 ans ! La 7e génération de cette icône du paysage automobile évolue en douceur esthétiquement alors que l'équipement est pour sa part nettement plus complet même en s'en tenant à ceux disponibles sur le premier niveau de finition Trendline. L'autre changement vient de la plateforme qui permet d'augmenter le confort intérieur, le volume du coffre et d'offrir un agrément routier différent. Plus que jamais avec des motorisations plus efficientes et une voiture nettement allégée, Volkswagen mise sur l'homogénéité de sa toute nouvelle Golf 7 pour faire l'unanimité et prolonger sa formidable longévité.
Esthétiquement, on retrouve les grandes lignes qui font la Golf depuis son lancement.
On ne change pas une icône aussi facilement qu'il n'y paraît. Allongée de 56 mm, élargie de 13 mm et abaissée de 28 mm, on retrouve bien entendu la longue ligne de toit et les montants de custode spécifiques. Sur la droite, on note la trappe à essence qui suit les traits de cette nouvelle Golf. A l'avant, la grille de calandre s'est affinée ce qui fait paraître le logo plus gros alors qu'il ne l'est pas. On note l'apparition d'un jonc chromé et un capot repositionné par rapport aux ailes. Ce capot semble également plus long notamment grâce au train avant qui a été avancé de 43 mm avec la nouvelle plateforme, l'habitacle semble ainsi plus en retrait. Les phares intègrent désormais des feux de jour alors qu'à l'arrière, les feux respectent les canons stylistiques de la Golf qui doit d'après la marque s'identifier au premier coup d'oeil.
A l'intérieur, le design reste avant tout très consensuel. Même s'il est retravaillé il n'y a pas de place pour originalité ou l'audace. La finition et l'assemblage sont d'un très bon niveau. Dès le premier niveau de finition, un écran tactile de 5 pouces trouve sa place en haut de la console central. Sur les niveaux de finition supérieurs, il est plus grand (5,8 et 8 pouces) et réagit à l'approche de la main grâce à un capteur de proximité placé sous l'écran. Pas gadget du tout à l'usage, ce système permet d'alléger l'écran en laissant plus de place à l'affichage et de limiter le nombre de boutons sur la console. L'ergonomie a été modifiée avec une nouvelle sellerie et un levier de changement de vitesses placé un peu plus haut. C'est à l'arrière que les occupants profitent de l'augmentation de l'empattement (+59 mm) avec un peu plus de place aux genoux. Le coffre gagne pour sa part 30 litres pour passer à 380 avec les sièges en place.
L'augmentation de l'empattement s'accompagne de voies plus larges (+8 mm à l'avant, +6 à l'arrière), d'un allègement de l'auto qui peut atteindre presque 100kg avec notamment 26 kg de gagner sur le châssis et 23 kg sur la carrosserie, d'un train avant avancé McPherson pour toutes les motorisations et d'un train arrière multibras pour les moteurs de plus de 122 chevaux dont nos TDI 150 et TSI 140. Les motorisations moins puissantes ont un essieu arrière modulaire que nous n'avons pas essayé mais tout le monde est équipé de série de 4 freins à disques ainsi du blocage électronique de différentiel XDS comme sur l'ancienne GTI ! A la conduite, que ce soit pour le moteur diesel ou pour le essence, le ressenti est très neutre pour ces autos au poids à vide comparable. Le guidage est précis et réactif, la voiture ne bouge que très peu en courbe et le travail des suspensions est d'un excellent niveau tout en préservant le confort à bord. A aucun moment les suspensions n'apparaissent fermes ou sèches... tout au moins sur nos deux Golf équipées du châssis DCC avec le contrôle dynamique et un abaissement d'un centimètre.
Volkswagen Golf 1.4 TSI 140 ACT Ce moteur essence qui peut être associé à une boîte manuelle ou DSG7, à la particularité de pouvoir couper 2 cylindres lorsque les 4 ne sont pas utiles pour consommer moins : entre 1400 et 4000 tr/min et de 25 à 100 Nm. A l'usage, force est de constater qu'en ville ou à allure réduite et régulière, on roule régulièrement avec 2 cylindres. La coupure de 2 cylindres est tellement discrète que si ce n'était pas indiqué au tableau de bord, on ne s'apercevrait de rien. Une caractéristique de discrétion qu'on retrouve également sur le Start & Stop. Avec la possibilité de couper deux cylindres, VW annonce un baisse de la conso de 0,5 litres. |
Tous les moteurs sont équipés de la fonction Start & Stop de série et différents modes de conduite sont proposés, 5 au total avec notre châssis DCC : Eco, Sport, Normal, Individuel et Confort. On le sélectionne via l'écran tactile. Ceci joue sur le contrôle dynamique des suspensions (avec le DCC uniquement), la réponse du moteur, les changements de rapports de la DSG (en option), la gestion de la climatisation, le Start & Stop, etc. et sur le nouveau 1.4 TSI 140 ACT, l'utilisation des cylindres (voir encadré). De puissances proches, l'un et l'autre sont très souples à bas régimes, y compris le moteur essence malgré ses 70 Nm de moins. Le bloc essence offre une sonorité plus discrète que le diesel en ville ou en conduite régulière. Le TDI est aussi nettement plus présent dans l'habitacle dès que le rythme augmente. La nouvelle Golf peut à la fois se satisfaire d'une conduite coulée, engagée ou même sportive où dans ce dernier cas, le moteur essence est nettement plus approprié surtout lorsqu'il s'accompagne de la boîte de vitesses manuelle à 6 rapports à la sélection rapide et précise. La combinaison de ces motorisations avec le châssis dynamique est tout à fait remarquable par la sérénité et l'homogénéité ressenties au volant dans toutes les situations courantes rencontrées sur la route.
Pour les situations moins courantes voire accidentogènes, la nouvelle Golf est équipée de série du freinage multicollision (pour les chocs après le premier), de l'aide au démarrage en côte (avec le frein de parking électrique) et du contrôle de la pression des pneus. En option, Volkswagen y ajoute de nombreux équipements : le détecteur de fatigue, la reconnaissance des panneaux, le freinage d'urgence en ville sous 30 km/h (comme sur la
VW Up) et l'alerte de franchissement de voix qui remet (un peu) dans le droit chemin en agissant sur le volant. Méfiance toutefois car si la signalisation au sol n'est pas très bonne le système ne voit rien et ne corrige donc rien. Dans ce cas, l'indicateur au tableau de bord est orange, vert quand il distingue correctement la voie. Pour la ville, la nouvelle Golf embarque la nouvelle génération d'aide au stationnement parallèlement à la chaussée mais aussi perpendiculairement. Ceci pourra aider quelques personnes peu à l'aise avec les créneaux. Enfin, la Golf 7 propose un régulateur adaptatif qui ne fait malheureusement pas limiteur de vitesse. La particularité est qu'il peut relancer la voiture lorsqu'elle est à l'arrêt complet, une fonction qui permet de suivre les embouteillages sans intervention de votre part.
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Volkswagen− Essai réalisé par Jean-Michel Lainé.